Étiqueté : remèrage et essaimage, Transhumance
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12 juin 2019 à 14:51 #5133Up::0
Bonjour
Nous sommes trop peu assidus cette année vis à vis de nos ruches, et avons eu trois essaimages sur nos trois ruches. Deux ruches sont très bien reparties, belle ponte, beau couvain, et une belle population. J’aimerai les amener dimanche à Valensole, si cela n’est pas trop tard? Je les ai ouverte seulement hier, et pris la décision ce matin.L’une d’elle n’a plus de hausse, vu la population d’abeilles importante, j’ai envie de la remettre. Dois-je attendre, est-ce mieux de les transporter sans hausse, ou dois-je la remettre dés que possible?
La troisième, ouverte hier, semble bien partie pour se transformer en ruche bourdonneuse. Nous avions vu le 1/05/19 des CR, et le 29/05, une reine (?). Depuis, elle est passée de 33 kg à 25 kg (hier). Elle avait commencé à remplir une hausse en avril (4 à 5 cadres), pesant même 37 kg! Il n’y a pas eu de ponte, les abeilles ramènent pollen et nectar (petite quantité!), on y trouve quelques mâles.
Ma question est la suivante: peut-on acheter une reine, et pratiquer un remèrage? Cela n’est-il pas trop tard?Sinon, les deux essaims reçus fin mai continuent leur croissance, et semblent bien s’adapter.
Nous avons aussi une remorque, avec deux essieux, toute neuve et rutilante, qui pourrai servir à la transhumance des ruches du rucher-école. Ma présence sera –t-elle utile à une heure aussi matinale? Je peux vous rejoindre sur la route, mais aussi venir sans problème à Draguignan. On en reparle samedi après-midi. Bonne semaine. Olivier -
12 juin 2019 à 17:22 #5135Up::0
Bonjour Olivier.
Perso je n’emmène mes ruches pour la lavande que le 26 juin sachant qu’il reste de la lavande jusqu’au début août. D’ailleurs pour le chataignier il est encore temps aussi. Il ne sera pas simple de trouver une reine maintenant sauf si tu récupéres un essaim. Sinon prévoir une réunion avec tes deux bonnes ruches avant transhumance.
Apicalement.
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12 juin 2019 à 18:06 #5136Up::0
Bonjour Olivier, on ne peut pas dire qu’une ruche est bourdonneuse tant que malheureusement une ou plusieurs ouvrières soient en ponte. Pour ton cas je partirai sur le terme orpheline mais ce n’est pas sûr. Cette année nous avons pu observer que les délais de ponte de la jeune reine avaient été allongés. Nous avons encore pu le constater la semaine dernière au moment d’introduire une reine fécondé dans deux NUC supposés orphelins: erreur il y avaient bien les deux reines et en ponte de surcroît. Nous avons aussi fait l’amer expérience d’introduire une reine verte et une reine jaune sur 2 ruches supposées orphelines et la encore échec car elles se sont fait tuer (il y avait bien des reines).
Maintenant pour ta ruche, même en prenant des délais très long, 34 jours sans ponte cela fait vraiment beaucoup: je pencherai donc sur le fait qu’il n’y ait pas de reine et encore à prendre avec des pincettes. Toutefois, je ferai comme Jean-François, une réunion avec une ruche forte. Il serai dommage que tu achètes une reine, et qu’elle se fasse tuer parce qu’il y en a déjà une dans ta ruche ou alors que tes abeilles n’apprécient pas cette nouvelle venue.
Pour mon cas, je ne sauve plus les bourdonneuse ni les orphelines. Je pratique automatiquement des réunions. On perds peut-être une ruche sur l’instant mais on gagne dans le même temps une ruche forte qui pourra produire, qui sera en meilleur condition pour passer l’hiver, et sur laquelle on pourra faire un essaim l’année suivante: c’est mon avis.
Pour celle que tu veux hausser: généralement la première impression est la bonne: toutes les ruelles occupées, beaucoup de couvain, des réserves dans le corps, plus trop de place pour que la reine ponde,….
Pour la transhumance avec ou sans hausse: 2 apiculteurs, 2 transhumants: chacun à sa méthode et je te dis à samedi.
Jackie
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13 juin 2019 à 15:24 #5175Up::0
Bonjour à tous,
Merci à Jean-François et à Jackie pour leurs conseils éclairés et éclairants…. Même si je vais me résoudre avec beaucoup de regret à suivre vos recommandations, je vais revoir une dernière fois cette ruche (orpheline?) et mettre la hausse sur la seconde cet après-midi.
Petite dernière chose(?): Pour l’avoir déjà vue de manière théorique mais déjà oublié, on fait comment pour faire une réunion avec trois ruches,1 orpheline et deux en forme, qui ne contient pas de couvain, haussée de deux trois cadres encore remplis de miel, et encore populeuse?
Merci d’avance . Olivier -
13 juin 2019 à 16:52 #5177Up::0
Bonjour Olivier, tu as deux solutions si tu n’as effectivement pas de reine dans ta ruche « orpheline ».
A: tu enfumes correctement ta ruche orpheline pour que les abeilles se gavent de miel, tu la déplaces d’une vingtaine de mètres ou plus, tu secoues tous les cadres. Les abeilles vont retourner à l’emplacement de la ruche mais comme elle n’y ait plus elles vont se « casser les dents », tourner à gauche et à droite pour enfin se faire accepter par une ruche. D’où l’intérêt de bien enfûmer: une abeille est bien acceptée si elle a le jabot plein. Dans ce cas tu peux renforcer 1, 2 ou 3 ruches. Logiquement il y en a une qui va prendre le dessus et tu pourra le constater en voyant un afflux visible d’abeille sur une des ruches. Par la suite, tu réparti tes cadres de pollen/miel dans les deux autres ruches ou alors stockage en prenant des précautions.
B: tu choisi une ruche que tu veux renforcer en plaçant un sopalin ou du papier journal sur la ruche choisie (tu as bien sur enlevé le toit et le couvre cadre 🙂 ), tu enfûmes correctement ta ruche orpheline (en laissant le toit et le couvre cadre), tu sépares le plateau aéré du corps que tu viens placer au dessus de l’autre corps. Ne pas oublier de faire quelques petit trous dans le sopalin. Tu peux laisser cette ruche tranquille 5 à 6 jours avant d’enlever le corps supérieur et de faire la même manip des cadres que dans le cas cité plus haut. Par contre pour ce cas, il est à parier que tu doives poser une hausse le même jour que lorsque tu va enlever le corps supérieur car si l’orpheline est vraiment populeuse, ta ruche va devenir une bombe (super pour la lavande).
Pour tes cadres de hausses plein de miel: tu peux les laisser sur la ruche et les abeilles se chargeront de faire ce qu’il faut, faire une extraction s’ils sont operculés, …… c’est toi qui voit. Perso, je les laisserai sur la ruche car cet afflux de population va avoir besoin de manger à un moment ou un autre.
Les 2 cas fonctionnent très bien.
A priori tu as posé une hausse ce jour sur une ruche, donc c’est qu’elle est populeuse. Logiquement, c’est donc l’autre ruche que tu vas renforcer si tu utilise le cas B.
Jackie
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13 juin 2019 à 17:14 #5179
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18 juin 2019 à 11:19 #5252Up::0
Bonjour
La suite de nos aventures apicoles(pour les courageux)…..
Après discussion, conseil et contre visite de notre ruche (orpheline?), nous avons secoué celle-ci assez loin de notre rucher hier.
L’essaim est encore gros, il semble ne pas vouloir partir, comme si une reine était encore présente au milieu.
Nous avons donné les cadres de corps a léché. Gros succès, surtout de fait de la présence de larve. Peu de réserve et cire très noircie, ils ne donnaient pas envie d’être réutiliser!
Un doute persiste, renforcé par cette essaim qui ne bouge pas. Et si malgré tout , une reine était encore présente ? Malgré le couvain qui semble être du mâle. (je joins quelques photos). Et si nous remettions cet essaim en ruchette?
Désolé pour ce récit encore trop long…. Bonne journée à tous. A bientôt .Olivier
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18 juin 2019 à 11:44 #5255
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18 juin 2019 à 11:54 #5257
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18 juin 2019 à 12:13 #5259
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18 juin 2019 à 12:18 #5261
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18 juin 2019 à 12:22 #5263
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18 juin 2019 à 14:54 #5266Up::0
Bonjour Olivier, malheureusement c’est ce que je craignais par rapport à vos dires de samedi. Après avoir enregistré tes deux photos sur mon ordi, les avoir mises à l’endroit et zoomé, on peut constater une élévation de la cellule pour faire l’opercule (signe d’un mâle à l’intérieur). De même, elles ne sont pas collées mais séparées: ce n’est pas une ponte régulière et concentrique.
Les 2 photos (sur mon adresse mail) sont encore plus parlantes: absence de ponte concentrique, larves de différents âges qui se touchent.
Suis quand même étonné qu’ il y ait autant d’abeilles qui restent au même endroit. Reine ou pas reine dans celui-ci, se serait une perte de temps et d’énergie pour vous à vouloir faire quelque chose de celui-ci.
Jackie
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18 juin 2019 à 23:03 #5271
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23 juin 2019 à 12:49 #5340Up::0
Procédé pour remérer les colonies à « ouvrières pondeuses »
Original dans Abeilles et Cie,
N° 83(juil-août), 2001, p15.
Namur, BelgiqueLes ouvrières pondeuses sont réellement une poisse dans un rucher. Elles sont encore plus gênantes si vous faites de l’élevage de reines. Quand vous détruisez une colonie bourdonneuse dans votre rucher, ne croyez pas que les abeilles qui la composent vont périr. A part quelques jeunes abeilles (s’il en reste) encore incapables de voler, toutes les abeilles, plus ou moins individuellement, vont se chercher un nouvel habitat. Et la plupart seront acceptées par les gardiennes des ruches voisines moyennant une attitude particulière.
Les ouvrières pondeuses sont, elles aussi, tout à fait capables de voler, mais peu d’entre elles passent le cap des gardiennes des ruches établies. Elles peuvent cependant s’introduire dans une ruchette (type mini-plus, apidea ou autre), moins bien protégée … et elles tuent les très jeunes reines de ces nucléi. Le peu de phéromones émises par ces jeunes reines, surtout les inséminées, ne les protègent pas encore assez efficacement.
Remérage d’une colonie contenant des ouvrières pondeuses
Il est évident qu’une colonie ne comportant plus que quelques abeilles ne vaut pas d’être conservée. Secouez-les donc loin de votre élevage, auprès d’un rucher aux colonies établies. Mais l’on peut trouver intéressant de conserver de puissantes colonies devenues orphelines puis bourdonneuses.
Depuis une vingtaine d’années, j’emploie un moyen, toujours avec succès. Une seule fois, la reine introduite fut tuée, mais une autre reine était présente mea culpa ! Tous mes émules, y compris des suédois, sont unanimes : c’est facile ET cela marche !
J’ai trouvé cette méthode en expérimentant le procédé décrit par le Dr Wallon, et préconisé depuis par ses disciples. M. Hector Wallon, apiculteur et médecin, avait conçu et décrit une théorie pour expliquer l’action de substances hypothétiques qu’il appela sexoclasines. Sur les colonies bourdonneuses, il utilisait l’extrait alcoolique d’ovules de pavot pour favoriser leur remérage (voir La Belgique Apicole 25(3) 1961 pp. 51-56).
Le processus que je vous propose aujourd’hui, dérivé de ces expériences, est extrêmement simple. Il ne nécessite aucun équipement compliqué, aucune manipulation de cadres, ni d’abeilles. Ce que je vais décrire pourrait être modifié quelque peu. On pourrait notamment probablement être moins strict sur l’état de la reine, ou même utiliser une reine vierge ou des cellules royales. Mais réalisé comme je vous le décris, le résultat est garanti à 100 %.Le matériel nécessaire:
Une colonie sans reine avec des ouvrières pondeuses.
Une reine en ponte, quelles que soient ses qualités, que l’on retire de sa colonie juste avant ce traitement. II est déconseillé d’utiliser une reine ayant voyagé ou bloquée dans une cage depuis un jour ou deux. Aucune importance sur les qualités de cette reine, mais il est réellement préférable de ne pas employer une reine trop jeune, dont la ponte n’est pas bien établie (au moins 2 mois de ponte). Personnellement, j’utilise d’habitude certaines reines d’un an ou plus que je garde pour cela (reines donnant des abeilles destinées à créer des nuclei). Sauf si c’est une reine battant le record de longévité, la plus vieille reine du rucher convient très bien.
Une cage à reine avec un peu de candi.
Un sachet de plastique de dimension convenable pour y placer le point suivant.
Deux cartons, dessous de verre à bière, ou équivalent en papier absorbant que l’on imprégnera avec le liquide ci-dessous.
De l’alcool de 20 à 40 %, la concentration ne semble pas avoir beaucoup d’importance, ça marche avec de l’alcool simple, mais aussi avec du Genièvre, Gin, Schnaps, Whisky et autres Bourbon ou Cognac. On peut aussi en garder quelques gouttes pour l’opérateur, mais ce n’est pas réellement essentiel pour réussir.
C’est tout, et donc à la portée de tout le monde.La méthode à suivre : Voici exactement ce que je fais …
Travailler généralement à la fin de la journée (j’essaie d’ailleurs, autant que possible, de manipuler les abeilles à la fin de la journée).
S’assurer que la colonie EST SANS REINE : si ce n’est pas le cas, aucun problème, ce sera l’échec et la perte de la reine introduite.
Encager la reine pondeuse (clapet d’ouverture ouvert) avec un bouchon d’environ 10 à 15 mm de candi. La reine peut être seule ou accompagnée de 4 ou 5 jeunes ouvrières de sa colonie. Cette cage est maintenue au chaud (dans la poche de ma chemise).
Placer deux cartons épais (type carton à bière ou papier absorbant) dans le petit sac plastique. Verser 20 à 30 ml de l’alcool choisi dans le sac de plastique et laisser bien imprégner les cartons. (Ne pas boire le reste maintenant, ce n’est pas fini !)
Ouvrir la colonie bourdonneuse, enfumer gentiment, s’il vous plaît (ne jamais trop enfumer, d’ailleurs !).
Déposer les cartons bien imbibés sur le sommet des cadres, près du nid à couvain.
Petit coup de fumée. Coincer la cage entre deux cadres de couvain et entre les cartons.
Fermer la ruche. C’est fini.Il est possible de voir la reine sur son cadre le lendemain, mais je préfère ne regarder que le surlendemain. Après une semaine de ponte normale, vous pourrez faire n’importe quoi avec cette colonie. Mais agissez sans oublier qu’il ne reste que très peu de jeunes ouvrières dans cette ruche. L’introduction d’un cadre de couvain naissant permet d’y pallier.
Voilà donc le procédé : très simple et garanti sans faille s’il est correctement effectué. Essayez-le à la prochaine occasion et n’hésitez pas à en parler autour de vous. -
16 février 2020 à 19:12 #7232
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17 février 2020 à 19:39 #7238Up::0
Bonjour Bertrand, lorsque l’on regarde les ruches, il est évident que la saison a déjà commencé avec la reprise de ponte de la reine depuis un certain temps. De plus, certains arbres sont en fleurs mais trop tôt selon moi: le climat trop clément.Logiquement, pour faire une division, il faut qu’il y ait beaucoup de mâles dans la ruche ou à naître. Pour ceux qui sont déjà nés, il faut qu’ils aient au minimum 12 jours de vie: avant ils ne savent pas voler.Mais, pour l’instant les températures ne sont pas assez chaude la journée; il faudrait au moins du 21 au minimum sur une longue période.Je compte aussi faire des divisions mais je vais quand même attendre encore au moins un bon moi, soit mi-mars pour voir la faisabilité. Mais le top serait début avril. Un autre indicateur pourrait nous permettre de mieux connaitre le créneau: le signalement d’essaim ou alors une ruche qui essaime sur notre rucher.
Jackie
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25 juillet 2022 à 21:23 #19954Up::0
Bonjour @Jackie, servez-vous de prévisions météo pour s’assurer des températures de 21° à un période relativement longue ? Mon cousin apiculteur-amateur a une station météo pour faire ses prévisions et il est content de cet appareil.
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18 février 2020 à 14:46 #7301
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